Dimanche 9 septembre 2007
Et voilà c’est reparti mon kiki….Depuis jeudi soir me voici donc de retour, plus en forme que jamais avec une envie destructrice de vous faire rire. Bon pour ceux qui ont eu le courage de venir me voir (parce qu’il en faut), vous avez certainement remarqué que c’était plutôt calme. Alors, je vais tout de suite décevoir les mauvaises langues, mais c’est pour tout le monde la même chose ; je dirai même que par rapport à certains je ne m’en sors pas trop mal, même si financièrement cela reste catastrophique. Mais ce n’est pas grave, j’ai l’intention de me battre jusqu’au bout.
Tout d'abord, je vais faire un petit coucou à mes quelques intervenants de cette semaine qui ont apportés leur petite pierre à mon édifice, avec une Martine d’exception jeudi soir. Une Martine qui était morte de rire à mes côtés pendant tout le sketch du démonstrateur de sextoy….un vrai bonheur pour moi. Samedi soir mon complice du télé-achat (Jallil) a aussi été franchement sympathique….vraiment ça fait du bien. Dans l'ensemble, je dois dire que cela bien passé, avec un public plus ou moins averti, sauf vendredi ou quatre personnes nous ont quittés au bout de quinze minutes, avec beaucoup de classe. Des gens qui payent 3 euros leur place (au lieu de 13), et qui partent en plein milieu d’un sketch, franchement quelle leçon de respect et de savoir-vivre : grande classe. Alors que mon spectacle est construit de telle manière qu’il reste suffisamment de temps pour partir pendant les vidéos. Et le must, je dois avouer, c’est quand la personne se permet de se manifester sur BR pour dire « plus jamais, trop vulgaire, on n’a pas ri une fois(en plus c’est faux) ».Ceci étant, je dois dire qu’avec le temps j’encaisse mieux ce genre de critique à 2 balles ,pour une raison que j’ai fini par comprendre avec le temps :c’est que majoritairement lorsque je regarde les personnes qui nous critiques, franchement quand je vois la déglingue et le niveau(parce que sachez que 95 % du temps on sait à quoi ressemble son public d’un soir), et bien je revendique haut et fort le « No-limit » pour emmerder encore plus ces pharisiens de l’humour.
Pour la petite histoire, samedi soir j’entends Matthias le régisseur général de la providence discuter avec une personne (de sexe féminin) et comprends que celle-ci ne peut pas descendre les escaliers. C’est donc lui qui la prend dans ces bras et l’aide à s’installer en bas dans un fauteuil. Je ne sais pas pourquoi , mais je pense que cette personne s’est blessée et qu’elle se déplace avec des béquilles, ce qui l’empêche de descendre toute seule. Je descends donc faire mon petit speech d’intro et pendant ce temps-là j’en profite pour repérer ma Martine potentielle : sauf que parmi les trois filles du fond je n’arrive pas à savoir laquelle ne peut pas se déplacer. Donc je commence à poser des questions du genre « bon c’est laquelle qui est handicapé…bah alors qu'est-ce qui t’arrive mémère, etc.… ».Sur le télé-achat je remets une couche avec une vanne sur les handicapés moteurs….fin du spectacle.
Sauf que 30 minutes après au café en face (chez Michel), Matthias m’annonce qu’en fait cette jeune demoiselle qui doit avoir dans les 25 ans, est handicapé moteur, et qu’elle est venue en fauteuil voir le spectacle. Et là moi je prends une grande claque quand je vois le recul (je devrais dire de la hauteur) que prend cette personne, et qui vraisemblablement a passé avec ces deux copines une excellente soirée. Alors quand je compare l’ouverture d’esprit de ces trois personnes, et celles des quatre personnes qui partent en le faisant savoir : pour moi il n’y a pas photo.
Alors attention, parce que je commence à vous connaître un peu, ne mélangeons pas tout. Je n’ai absolument rien contre les gens qui n’aiment pas mon humour (voir qui déteste), bien au contraire. Je définis le « NOLIMIT » comme un humour ultradécomplexé, sans concessions, ni tabou, à connotations sexuelles. Et comme je le dis dans mon spectacle, j’ai pour ambition d’être à l’humour, ce que la chute libre est au sport. Donc si tu kiffes le ping-pong et les randonnées en forêt….pratiquant cette discipline de l’extrême, j’ai donc moi suffisamment de recul et d’ouverture d’esprit pour comprendre que cet univers n’est pas accessible à tout le monde, voir qu’il peut déranger : je n’essaierai donc jamais de convertir une personne qui me dira « je n’aime pas ce que tu fais…tu vas trop loin…c’est vulgaire…etc, etc…. » C’est son opinion et je la respecte. Là ou je ne suis plus d’accord c’est qu’a ce jour, après presque 7 mois de représentation, plus d’une centaine de critiques, et ayant apposé une grenade, une bite, et une interdiction au moins de dix-huit ans, sans compter le pitch relativement explicite, j’ai encore des ânes bâtés qui pensent venir voir du Dubosc (quand c’est pas un spectacle de magie ).pour moi le minimum de respect c’est quand même de se renseigner un minimum sur ce que l’on vient voir…vraiment c’est le minimum. Moi je n’aime pas l’opéra et je n’y vais pas parce que c’est trois euros. Et en plus derrière, rajouter une critique en disant que c’est de la merde, alors là excusez-moi du peu , mais c’est de la science-fiction. D’autant plus que vous ne voyez que la partie immergée de l’iceberg :je ne vais pas vous parler du trac, de la pression, de l’investissement financier, et de toutes les petites tracasseries qui font de ces soixante minutes seul sur le ring destinés à vous faire rire se transforme pour l’artiste en véritable parcours du combattant.
En tous les cas, un grand merci à tous les résistants qui défendent ce spectacle avec la même énergie que je prends plaisir à dépenser sur scène.
Un gros bisou à mon Philou (le Taïwanais) et sa promise Joséphine qui se sont mariés et venu partager un petit moment à nos cotés.
Bonne semaine à tous
SKALP
Petit Bonus/Mathilde notre ravissante responsable de communication.